Dispositions à prendre : conforter les bastides en associations

Claude Calmettes


bastides associées

LES RECHERCHES ENTREPRISES SUR LA REALITE HISTORIQUE DES BASTIDES ONT MIS EN EVIDENCE UN CERTAIN NOMBRE DE CRITERES NECESSAIRES POUR QU’UNE AGGLOMERATION SOIT CONSIDEREE COMME BASTIDE, MALGRE LA TRADITION ET LES APPORTS FANTAISISTES A LEURS MONOGRAPHIES PUBLIEES.

LE CEB S’EST PLIE A LA DISCIPLINE SCIENTIFIQUE QU’IL AVAIT LUI-MEME APPELEE DE SES VŒUX POUR RENDRE PERTINENT L’ENSEMBLE DE SES ACTIONS AU PROFIT DU PHENOMENE BASTIDE.

Les premières associations ont bien été fondées sur les critères connus à l’époque, selon les publications faisant référence. Les modifications résultant des nouvelles recherches doivent être aujourd’hui utilisées à bon escient afin de tenir compte de leur efficacité. L’objectif que s’est donné statutairement le CEB doit permettre toutes les dispositions favorables à la reconnaissance des bastides et à leur développement.

Ceci s’appuyant sur la volonté des Régions Midi-Pyrénées et Aquitaine de favoriser une telle politique en accompagnant les efforts du CEB et des ses adhérents « bastides associées ».

1- AUSSI, L’ANALYSE DES REGROUPEMENTS DE BOURGS ET DE VILLAGES EXISTANTS DOIVENT TENIR COMPTE, AVANT TOUTES CHOSES, DE LA REALITE « BASTIDE » SCIENTIFIQUEMENT ETABLIE, EN PREMIER LIEU. ENSUITE, POUR PERMETTRE LES ACTIONS SALUTAIRES ENVISAGEES PAR L’ENSEMBLE DES INTERESSES, IL IMPORTE DE TENIR COMPTE DE LA REALITE ECONOMIQUE DES ENSEMBLES CONSTITUES.

Une étude a été menée en ce sens, dont le LIVRE BLANC a rendu compte, par sa diffusion par les Régions à tous les partenaires potentiels. Cette étude fait apparaître la nécessité de considérer l’importance de la démographie dans la population de chaque agglomération. La participation aux charges associatives et les budgets à prévoir pour les actions jugées nécessaires justifient que, seules les agglomérations de plus de 500 habitants, soient considérées comme susceptibles d’être regroupées au sein d’associations.

(Quelques ajustements pourront être décidés au vu de l’intérêt majeur de la valeur urbaine et architecturale d’un petit nombre d’exceptions).

2- LE CRITERE DE « REGULARITE » MIS EN AVANT A TRAVERS LE PROJET INTERREG SERA UN PLUS DANS LA VIE DE CHAQUE ASSOCIATION ET NON UN FREIN A LA PARTICIPATION DE VERITABLES BASTIDES SANS MORPHOLOGIE SPECIFIQUE.







Il va donc de soi que les autres formes urbaines historiques, comme LES BOURGS ECCLESIASTIQUES, MONASTIQUES OU CASTRAUX, n’ont pas leur place au sein de telles organisations

Si l’intérêt patrimonial peut en être majoré, ces formes urbaines pourront être associées aux actions de valorisation envisagées si leur extension, ultérieure à leur fondation, s’inspire du principe de « régularité » déterminant dans la politique mise en œuvre. Il faudra néanmoins que le rapport des deux formes urbaines soit en faveur de la régularité du plan d’extension.

Ces dispositions pratiques devront pouvoir conforter les associations n’ayant qu’un minimum de bastides à plan régulier à 2 axes (forme la plus élaborée proposée en «modèle européen»).

Pour les nouveaux regroupements, les mêmes critères seront la règle, étant bien entendu que les associations de bastides n’ont été proposées aux élus de celles-ci que dans le but d’être reconnues officiellement pour leur valeur patrimoniale et leur capacité à se développer, en en tenant compte, par une réflexion collective. Il n’a jamais été prévu de faire tant d’efforts pour des associations culturelles pourvoyeuses de loisirs à bon marché ! Ceci a bien été compris par la plupart des volontaires qui sont, tout de même, interpellés par l’importance des réflexions, des décisions et des réalisations qui vont voir le jour dans les années qui viennent.

NOTE 812-1 décembre 2008



© Centre d'Etude des Bastides 2010
- Mise à jour cette page : 19/03/2010 -
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