Le réseau des bastides

Claude Calmettes

Que peut-on dire de ce groupement de bastides réparties de façon homogène sur le territoire du grand Sud-Ouest ? L’idée principale qui se dégage c’est la notion de réseau. Depuis la création du CEB, c’est l’objectif n°1. Etablir un réseau de bastides – oui – mais pour quoi faire ?

Notre première action a été d’accumuler de l’information, de ratisser le terrain pour investir physiquement le pays des bastides. Mais notre premier constat s’est révélé négatif. Le pays des bastides n’existait pas et les bastides elles-mêmes ne se connaissaient pas dans l’image que nous leur présentions de leur réalité.

Nous n’avons pas été seuls sur le chemin de la recherche sur les bastides. Mais au travail solitaire des uns, nous avons préféré retrousser nos manches et aller voir les autres. Ainsi s’est tissée une toile (bien avant la toile d’internet !) et ainsi avons-nous pu constituer ce réseau de bastides solidement implanté sur le territoire.

Il s’est agi, tout d’abord, d’accomplir un travail de vulgarisation culturelle. Nous n’avons pas terminé et peut-être le temps est-il venu de laisser ceux que nous avons convaincu de prendre à leur compte ce devoir de rassemblement des autres en un mouvement associatif clairement engagé. Cet engagement, il est celui que nous rappelons en permanence : soutenir une politique de protection, de développement et de mise en valeur du patrimoine que représentent ces créations urbaines de par l’Europe occidentale toute entière. Il importe que tout soit fait pour que la reconnaissance de notre combat (contre l’indifférence) devienne une réalité économique, sociale et culturelle.

Voilà pourquoi, en cette première année d’une nouvelle ère, nous avons décidé de mettre l’accent sur le développement durable du territoire, sur le regroupement des communesl’émergence de pays oubliés et les efforts nécessaires pour que l’action culturelle engagée débouche réellement sur une nouvelle capacité de dialogue.

Ce réseau deviendra un véritable mouvement, entouré des adhérents de la société civile et des administrations attentives à nos efforts, secondé par le milieu associatif directement interpellé par notre action. Ce sera un véritable mouvement, à nouveau inspiré par l’innovation, destiné à promouvoir une alternative entre la vie en mégalopoles concentrationnaires et la mort en rase campagne.

Il y a une action exemplaire à mener pour peu que chacun apporte son concours. Le CEB de son côté élabore les premiers éléments d’une “charte bastide” définissant les conditions nécessaires au plein épanouissement de ce cadre de vie privilégié.

info bastide n° 48 janvier 2001




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- Mise à jour cette page : 19/03/2010 -
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